20/06/2006

Ode à l’été (qui est ma saison préférée ici à la Trimouille)

Eté chéri,
Ventre Saint Gris
Te voilà venant
Toutes voiles devant
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Je te précède céans d’une poignée d’heures
Pour dérouler devant toi, saison de couleurs,
Mille mots délicats, pleins d’une douce saveur,
Syllabes rondelettes et tapis de douceur.
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Fleurs des champs, glaïeuls francs, roses trémières délicates,
Lavandin, hortensias et beaux lys écarlates,
Qui tout les jours, au saut du lit m’épatent,
C’est à toi qu’on les doit, nom d’une patate !
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Et voilà que Vunouille, à jamais vile fripouille,
Fort d’avoir asséché ma sœur et puis foutu la trouille,
Sort de sont exil poitevin, aaah, insensible arsouille,
Pour me reconter fleurette, et toute la Sainte Tambouille.
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Mais l’été qui poind son nez me rend forte
Et je reçois l’infâme d’une humeur peu accorte,
Je le renvoie fissa, comme s’il s’était agi d’un bas cloporte,
Je règle mes comptes, je ris, je claque des portes.
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Bel été, été doré, au ciel plus bleu que les orangers de mes rêves évanescents
Perle d’Amour te remercie (voilà maintenant qu’elle rit à pleines dents),
Tournevolte, batifole, savoure les prés, court dans les champs,
Eté paisible, jaune et lascif, je me rue dans toi comme un engoulevent.
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Tourneli Tournela
Le Poitou rit aux éclats
Tourneli Tournela
Rions, puisque l’été est là

19:18 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (50) |  Facebook |

18/06/2006

Le retour de la reine (à Tolkien mon auteur de romans d'intigues fantastiques préféré)

Mes amis, mes amis, me revoilà c’est moi.
Je prends un peu de temps pour mes vieilles amours,
C'est-à-dire les fleurs, lecteurs bonheur-du-jour,
Le soleil a mis bas, olé crient les gaulois.
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Je rie encore de cette petite farce,
Que n’avez-vous cru, lecteurs d’ici et de mars,
Que mon nom était Nicole, marie ou Julio,
Ah ah, je vous l’ai dit tantôt, mais adagio !
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J’ai ci-caché mon nom, quelque part dans les pages
J’en souris maintenant, car j’ai l’âme d’une joueuse,
Qui d’un doigt de fée, a glissé dans son corsage,
Un billet intime, et son nom : Beltégeuse
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Quant à moi vous le saviez, la Perle d’amour
N’est qu’un léger et gentillet pseudonyme,
Comme si Lilas amoureuse du gladiateur,
Devenait Antonius pour les arènes à Nîmes.
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Le véritable nom de mon très saint baptème,
Repose au dixième jour de ce beau mois de mai,
Là où les primevères éclatantes s’essaiment,
Et la tulipe telle un’ reine ouvre sa corolle dorée.
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En un acrostiche des plus machiavélique,
J’ai ouvert mon âme à la foule famélique,
En manque d’amour et de tendresse sincère,
Moi j’ai donné mon cœur, comme Marie la Mère.
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Désormais fidèles lecteurs de ma passion floriphore,
Vous pourrez me parler d’homme à femme lampadophore,
Car oui, c’est moi j’apporte la lumière de la fête,
Je suis la vie, je suis la mort, je suis la poète.

19:35 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

01/06/2006

A la danse qui me fait vibrer (et à sa muse dont j'ai oublié le prénom jadis connu...)

 

Précipitée du lit, aux aurores poitevines,

Saint-Médard aux commandes, il pleut des cordes fines,

Je me dis « Cette fois, c’est tout !  Cornegidouille !

Quinze jours loin de toi, c’est tant que j’en bafouille ! »

 

Me revoilà, pages vertes tant aimées, bercées de printemps et de vents virtuels,

Perle d’Amour revient, et hop ! vieille sauterelle,

Reposer ici bas, s’il ne vous en déplaît,

Maintes histoires coquasses, et moult mots replets.

 

Sautant du coq à l’âne, à défaut de Vunouille

Retourné aux enfers, et loin de la Trimouille,

J’ai occupé mon temps de vacances méritées

Entre un stage de danse, et un de macramé.

 

J’ai toute la semaine, nimbée d’une robe claire,

Dansé des ridondaines, aussi vive que l’éclair,

Ne sentant plus mon dos, et les douleurs de l’âge,

Passant de bras en bras, comme un oiseau volage.

 

Le macramé par contre, quel malheur mes amis !

Je n’y voyais pas clair, mes doigts sont trop petits,

Mon napp’ron fait la tronche, ma sacoche est en biais,

Je suis bien plus habile, pour les plats cuisinés !

 

Alores ce jourd’hui, c’est fraîche comme une rose

Que je reviens céans, et que mes mots dépose

Entre tes yeux lecteur, ami compatissant,

Et je te salue, Ohhh, d’un baiser tout charmant.

17:38 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (31) |  Facebook |