31/03/2006

La méchante grippe

 

Depuis trois jours et sans crier gare,

Venue sans doute de nulle part,

La grippe me retient prisonnière

D’un lit devenu tanière.

 

Loin de mon monde d’amour tout vert

Je suis fiévreuse et je me terre,

Et je manque de force et d’énergie

Pour apposer ici mes poésies

 

« Une semaine », a dit le docteur

Qui est toujours de bonne humeur

« Vous devez rester au lit

Si vous voulez être vite guérie ! »

 

Mais cela ne fait pas mon affaire

Moi qui ai tant de choses à faire

Mes les forces déjà me manquent

Et la fièvre m’écrase comme un tank

 

Sous ma couette je retourne

Et mon passage il faut que j’ajourne

Je reviendrai ici très vite

Il faut juste que la grippe me quitte

 

Portez-vous bien lecteurs d’amour

Je pense à vous tous les jours

Et vos petits mots seraient un bon sérum

Sur perledamourrr@hotmail.com

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28/03/2006

La Vieille (A ma voisine qui m'offre souvent un verre de Calva fermier)

Courbée et indolente, elle passe ses journées,
dans l'angoisse et l'attente, d'une compagnie inespérée,
Elle est seule, elle et son jité,
Jean-Pierre Pernaut sera son seul invité.
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Ma petite voisine a bientôt 90 ans,
Quand on sonne à la porte, elle tremble assurément,
Elle dit "on est jamais trop prudents"
Et malheureusement, elle n'a plus beaucoup de dents.
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Alors vers treize heure, avec son seul invité,
Elle leur sert un Pernod, dans des verres à Chimay,
Je l'entends qu'elle lui parle, qu'elle lui dit des mots doux,
C'est un couple parfait, il n'y a jamais de courroux.
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Parfois dans l'escalier, je la croise encapuchonée,
Je lui ouvre la porte, et sans son dentier,
elle postillonne et me dit "Je profite de l'aubaine"
Que c'est triste d'être vieille et veuve d'un capitaine.
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Plus de plaisir, ni de la chair ni des sens,
Elle dit " vous savez à mon âge" et j'entrevois l'essence,
d'une existence passé à approcher les pantoufles,
d'un mari qui la trompait, d'un fieffé maroufle.
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Maintenant elle pense souvent à la mort,
Et quand elle s'absente, pour sortir dehors,
Elle laisse un petit mot, comme si quelqu'un passerait,
"je reviens tout de suite" signé madame Berthier.

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27/03/2006

Haïku du soir (Pour le chien de mon voisin qui me fait bien rire)

Le Chien:
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Quand le petit chien
aboie frénétique,
Je n'ai pas de peur panique.
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Le Chien 2 :
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Dans l'eau du petit bassin
Tu t'ébats, tu giclottes
Et tu cours près de moi

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24/03/2006

Lit de rosée (à lui dont j'ai eu temps de mal à m'écarté)

Le ciel est lourd et la pluie ne veut pas venir

Mon coeur se trouble comme l'eau de cet amour

Qui m'use bien plus qu'une journée de labour

Avancer dans la vie, tenir, toujours tenir

 

C'est ce que je me dis mais c'est plus facile à dire qu'à faire

Les discours sont faciles, les discours sont futiles

Et toujours, sans cesse, le doute me mutile

Et mes humeurs changent, je pense tout et son contraire

 

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse

Dans mon coeur il est temps que je fasse de la place

J'aurais du écouter cet adage tellement vrai

 

Ecarter les sirènes, m'éloigné de ses bras

Lui dire en face qu'il ne doit plus compter sur moi

Et sur un lit de rosée, m'endormir en paix.

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22/03/2006

 Sept ans, la malédiction du miroir est achevée ( A E, parce que je n'ai pas dormi cette nuit)

Il y a sept ans, en ce jour funeste,
Je revenais d'un repas indigeste,
Quand sonna le lourd et noir téléphone,
Qui d'un seul coup me laissa toute aphone,
C'était encore un malheur pour ma pomme,
Une bien affreuse nouvelle en somme.

 

Le frène de la route nationale
Et vous allez voir, ce n'est pas banal,
Garde encore les stigmates de ce drame,
Qui fait que depuis tout ce temps je rame
Le brûlé que je crois encor sentir
De mes nuits, les rêves, fait fuir.

 

Ce jour là, dans l'océan de froideur,
Mais laissez-moi sortir de ma torpeur,
Je les vois emplis de bell' sainteté,
Eux, mes tant aimés qui sont ce sont ce soir-là totalement évaporés en fumée.
Pof, plus rien,
Mais quoi, était-ce bien là mon destin ?

 

Elle et lui, tout ensemble dans la mort,
C'était un frène, et pas un sycomore,
Ont péri com' de vulgaires éméchés,
Avouez que dans un frène aller s'encaster,
Oh combien ce n'était vraiment pas une bonne idée !
Alea Jacta est, le sort en est jeté.

 

Depuis ce jour mon corps je vandalise,
J'ai rêvé mille fois de faire mes valises.
J'aurais du être là, et ce soir là,
Ma vie s'écroula, par terre, patatra,
2 grammes c'était vraiment un de trop,
l'alcool c'est vraiment le pire des maux.

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21/03/2006

Parcqu'une mauvaise nuit m'attend. Je vous raconterai. Bonne nuit

 

Haïku pour dormir.

 

 Mon petit verre de lait,

Sur la tablette,

Penser à lui passionnément.

 

Haïku pour se réveiller.

 

Ouvrir les yeux et les volets,

Les uns collés, les autres cloîtrés, 

Descendre le petit verre de lait.

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A R. (parce que l'Amour avec un grand A amène parfois la haine avec un grand H)

 

De toi je m’approche

Mais de moi tu ne veux point

Pour éviter les anicroches

Pleine de tristesse je serre les poings

 

Tu sais que mon cœur tu écorches

Mais pour toi seul, compte le tien

Tu me regardes comme une Folcoche

Et soudain la colère vient

 

Tu es parfois une personne moche

Même si divins sont tes coups de rein

Rien dans les mains rien dans les poches

Je suis nue et j’ai du chagrin

 

Ai-je vraiment un rien qui cloche

Que tu m’regardes avec dédain ?

Je ne suis pas qu’une simple encoche

Que tu combles quand l’envie vient

 

A me prendre pour une fantoche

Tu risques de te brûler les mains

J’ai plus d’un tour dans ma sacoche

Tu ne paies rien pour attendre, demain

 

Tu crois que je suis une femme fastoche

Mais tu n’sais rien de mes desseins

Un jour je te couperai la floche

Et on verra qui rira bien

 

Une dernière fois, petit Gavroche

De tes mains caresse mes seins

Et si jamais tu rates le coche

Je t’estourbis, mon p’tit poussin

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20/03/2006

La jeune fille au bain. (Pour Maman et Papa, sans qui je ne serais née)

 

Quand elle se déshabille dans les premières lueurs du matin,

Elle sait que George, son voisin,

De son œil acéré la courtise,

Elle qui est une si belle friandise.

 

Mais la jeune fille le sait bien,

Et, d’un air qui se veut mutin,

Elle glisse dans l’eau du bain et cerise,

Sa peau rougis comme George qui a ouvert sa chemise.

 

Il a chaud, elle se délecte d’une mousse aux accents de satin,

Et derrière ses croisées il rêve à un certain matin,

Où il viendra lui frotter et par l’entremise,

Glisser entre les eaux avec elle, sans sa chemise !

 

D’une éponge pressée, elle caresse ses seins,

Tandis qu’il exulte, en serrant bien le poing,

Dans sa joie immense, faisant fondre sa banquise,

Suzette lui jette un clin d’œil, insoumise.

 

Ce matin là crucial, il le fut bien,

Car George stimulé par l’avance digne d’un sacristain,

Il se dit « Mais cela fait dix mois que je fais la même bêtise !

Allons donc saluer la libertine marquise ! »

 

Et assommant le fiancé, se tirant d’un sérieux pétrin,

Il pose un baiser sur les lèvres de la belle au bain.

Minaudant et ainsi le voisin elle paralyse,

Le fait basculer dans la moite baignoire et l’électrise.

 

C’est ainsi que ce fut ce beau matin,

Dans l’humide réceptacle urbain,

Que par le couple, mais je me gargarise

Bien au chaud, je fus commise.

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19/03/2006

frénésie féline (à cette matinale apparition féline de l'aube)

 

Ce matin, dans la cuisine,

J’ai vu le chat de la voisine,

Et à mon grand étonnement,

Il était bleu et c’était très charmant.

 

Petit chat bleu, tu me donnes l’envie,

De mettre mille couleurs dans ma vie,

Ne t’en vas pas, pourquoi tu fuis,

J’envie ta robe pareille à la nuit. 

 

Mais déjà tu es parti,

Baguenauder et jouer avec tes amis,

Je voudrais te crier « ouistiti »

Et te faire sourire comme un bébé gentil.

 

Si tu repasses dans mon jardin de verdure

J’aimerais qu’un peu ta présence dure,

Je te couvrirais d’une couverture,

D’amour et de passion, petite créature.

 

Ai-je rêvé, ta présence fut tellement furtive,

Que j’en restai toute contemplative,

Des beautés et merveilles à foison,

Que me réservait ta sémillante toison.

 

Mais trop maigre tu franchis mon jardin,

Pour un peu je m’effondrerais de chagrin,

J’aurais voulu te donner un peu de pain,

Et te recueillir dans la chaleur de mon sein.

 

Mais tu t’en vas, fantomatique,

Et moi je vais comme en pilote automatique,

Faire une croix sur ta présence,

Qui m’eût réconforté les sens.

12:46 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

16/03/2006

Ah mon Jojo ! (Au chanteur qui parle à mon coeur depuis tant d'années que je suis une femme et fière d'être une fan de ce monstre sacré de la chanson francophone qui fait battre nos coeurs depuis si longtemps.)

Quand sous les cris de la foule en délire,
tu arrives tout moulé dans ton cuir,
Je sens ma sueur couler dans mon dos,
Et voilà, je mouille mon maillot !
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Johnny fais partie de ma belle vie,
où Gabrielle et Laura ne sont pas rivales,
puisque je sais que pour toutes les femmes d'ici,
Tu es le chanteur le plus génial.
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Quand de ta grosse voix virile,
tu tonitrues, tu rugis, tu m'obnubiles,
Et même si cela fait bien longtemps que je suis nubile,
Ma passion pour toi n'est pas si futile.
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Je fais moults kilomètres,
le long des routes, des étendues champêtres,
Dans ma caravane orange usée par le temps,
C'est par la petite lucarne que je vole vers tes chants.
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Ô toi le tatoué, toi le motard solitaire,
ne me fais pas la cour mon coeur je dois le dire est pris,
Par celui qui fait vibrer la nuit,
l'aigle, le chanteur, mon Johnny.

17:58 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

15/03/2006

Puit du chagrin

 

Dans un beau tombeau noir et d'agate,
j'ai mis là en vrac, tout disparate,
ce que me disait mon coeur de toi,
quand j'étais encore dans tes gros bras.

 

Oui car tu es déménageur;
Dans tes bras je n'avais plus peur,
Ni du loup, ni du noir puit du jardin,
Je me sentais comme un petite fleur de jasmin.

 

Mais ah ! Tu as dit bye bye,
et c'est avec Simone que tu t'encanailles,
Moi je reste comme une vieille femme de marin,
seule sur ma bite, l'amarrage est lointain.

 

Desormais seule je pleure noir comme suie,
et à moi seule je remplis tout le puit,
où certainement je me jetterais,
quand d'espoir plus je n'aurai.

 

Adieu tristesse, adieu goulot,
Je ne boirais plus de mauvais bordeaux,
Désormais je retourne toute sèche
à la terre, froide et revêche.

23:12 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Mon soleil levant (au Japon que j'aime depuis si longtemps et où je rêve d'allé)

 

Tu me souris là sur ta pancarte de plaque émaillée

Et mes états d’âme tu écartes d’un geste buccal parfumé

Grain de riz, grain de vie

Tes yeux rient. « C’est la vie »,

Semblent-ils nous confier.

 

C’est la vie, et tu ris et la rouille ne peut rien attaquer

Ton sourire émaillé sur cette toile parfumée

De rizières, de jasmin

De ton pays lointain,

Tu me fais chavirer.

 

De ton pays lointain, chavire mon destin

Emporte moi très loin

Fleuve doré, teint de thé

Que rien ne puisse nous séparer

A jamais, Orient, eldorado rêvé

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14/03/2006

Haïku du soir, espoir (pour toutes les femmes qui souffrent)

La couperose est
vraiment mortelle
pour ma sexualité.

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Destinée (Je dédie cet acrostiche "Amour Chamade" à Roger que la vie m'a arraché trop vite)

Ardente plage de mes quinze ans révolus,
Mer argentée, oui, devant toi je suis nue
Oh, j'étais belle et fraîche en ce temps-là
Unique au monde, tu me donnais le la,
Roger et moi, le soleil au bout des bras
 
 
"C'est chouette, hein, dis ? C'est comme un paradis !
Hi hi, que tu es brune ma chérie !"
Avecque vous les jours paraissaient doux
Mer, amour, la passion nous rendait fous
Amphisbène amour, au panthéon du coeur
Dommage qu'entre Limoges et Honfleur
Entre nous, les kilomètres déchirent mon coeur

15:22 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/03/2006

Mon coeur sur le feu (à toutes celles qui ont été trompées)

Pourquoi donc, toi qui m'aimes au plus fort de la nuit
Déplores-tu la douce ardeur de notre passion,
Moi qui gamberge tant, de midi à minuit
Et voit mon coeur pleurer, jusqu'à l'inanition
--------------------
Pourquoi toi, ma douceur, mon bel immaculé,
Fiches-tu dans mon coeur, javelot épointé,
Acéré comme lame, comme requin denté
Fais vaciller le feu, ha, il brûle à côté !
--------------------
Je resterai toujours ton ardente Phrynée
Même si c'est la voisine à qui tu as fait la cour hier matin
Reviens-vite avec tes yeux éponger mon chagrin
--------------------
La tuer je voudrais, elle tant abhorée
Faire mariner son foie et attendre demain
"Quel délicieux ragoût, qu'est-ce que tu cuisines bien !"

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11/03/2006

Au petit Biafré (Parce que la poésie sert aussi à dénoncer les injustices.)

Toi, le petit enfant du Darfour,
Toi et les tiens qui meurent tous les jours,
dans la faim et la chaleur sèche du désert,
Je t'envoie ma prière :
J'écris pour toi.
Lève toi, et dans la langue des anciens,
Fais entendre ta voix et dénonce les américains,
Ceux qui pillent ton pays,
et ne t'envoient pas plus qu'une miette de mie.
J'écris pour toi.
la savane arborée,
Lucie mon illustre ancêtre est née,
tu piles le manioc,
fais tinter tes breloques :
je pense à toi.
Fais face, fier,
à l'injure de la Terre,
qui n'a pas voulu que le blé,
poussât dans tes contrées.
Je cultive ma poésie pour toi.
Toi qui, sans stylo, sans cahier, sans colle,
Cours tous les jours vingt kilomètres pour aller à l'école,
Apprends, apprends donc,
Pour aller crier ton malheur à l'assemblée des Nations.
J'écris pour toi.
Pour toi qui demain sur le métier remettra ton ouvrage,
qui tissera le lin, le coton et pratique le fermage,
Je me battrai jusque au bout de mes forces,
et reporterai à plus tard le jour de la noce.
Je prie pour toi.

20:42 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

09/03/2006

A Sébastien Japrisot, mon écrivain préféré, si un jour il passe par ici (on peut toujours rêver mais c’est important, le rêve)

 

Abandonnée

 

Dieu que j’ai maudit ce jour

Où un facteur à la bourre

T’apporta ce noir courrier

Qui allait tout chavirer

 

De notr’vie faire une croix

Pourquoi moi, mais pourquoi moi ?

J’aurais voulu, comme la poudre,

Plonger dans l’eau, me dissoudre.

 

Un baiser tu m’as donné

Les mots sont restés cloîtrés

A tes pieds j’ai failli choir

Tout emplie de désespoir.

 

Et puis tu bouclas ton sac

Et courus prendre le bac

Qui traverse l’eau du Rhin,

Pour rejoindre ton destin

 

Tu n’as rien voulu me dire

Toi, l’objet de mes désirs,

De ton étrange mission

Qui semble honorer ton nom.

 

De tes trafics et tes frasques

De tes voyages en terres basques

Jamais tu ne m’as confié

Ce qui faisait ton métier

 

Tu n’m’as pas laissé le choix

Notre amour porté en croix

Toi dans ce monde interlope ?

Moi en triste Pénélope ?

 

Non je n’veux pas être Aelfgyve

Qui de son précieux Harold,

Aussi fragile qu’une grive,

Se languit, le cœur en solde.

 

De ma vie prendre les rennes,

Comprends qu’il fallait qu’je prenne

La décision douloureuse

Qu’un autre me rende heureuse

 

Evidemment jamais plus

Dans ce monde saugrenu

Je n’ai entendu ta voix

Et c’est peut-être mieux comm’ça

 

Mon premier amour adieu

Nous ne serons jamais vieux

Ensemble mais heureusement

Je suis heureuse maintenant

19:15 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Fanfreluche polissonne (à ma nièce qui me manque)

 

Ton pompon s'agite et moi je suis caline,

Ma fanfreluche, dans ma petite chemise de flanelle,

J'envie ta taille fine et ta pupille cristalline.

Mais quel est donc se sourire qui ouvre ses ailes ?

 

Ô mon chat, mon beau diable poilu,

Tu martyrises le lino, les rideaux et à ta vue,

Je rougis de bonheur et te pardonne tous tes vices,

car pour moi, tu rendrais le plus grand des services.

 

Griffant, mordant, réduisant les souris,

je n'ai jamais plus peur quand je regarde sous le lit,

car tu es là mon félin tigré et je me sens bien protégée.

 

Mon pouppy, toi qui fut si fidèle,

Ton souvenir restera dans le ciel,

Vogue dans les nuages, je suis ton beau sillage.

18:43 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Insomnie de toi

Comme j’ai peur quand la nuit vient

Que rien n’efface mon lourd chagrin

Depuis que là-bas tu vis

Le soir éteint tout ce qui luit

 

Mes nuits sont pareilles au Styx

Que je traverse, l’œil fixe

Pointé sur cet enfer horrible

Comme ton absence indicible

 

Toi mes heures, Ô toi mes lunes

A tes mains confier mes dunes

Et de nous deux ne faire qu’une

 

Sans toi ma vive lueur,

Le noir est synonyme de peur

Et mes nuits ne sont que leurre

17:01 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Ma maison d'enfance

 

Maison de mon enfance

Petit carré de briques

Nous revoir en partance

C’était un moment critique

 

Maison de mon enfance

Au toit d’ardoises noires

Y penser, douce violence,

La quitter, quel désespoir

 

Maison de ma jeunesse

Ton image me poursuit

Comme une douce caresse

Quand je ne dors pas la nuit

 

Maison de ma jeunesse

Source d’un bonheur chaleureux

Il fallait que l’on te laisse

Pour un avenir moins pluvieux

 

Maison de mes dix ans

Pour te revoir à présent

Je donnerais mes trente ans

Et mes cheveux virevoltants

 

Maison de mes printemps

Aujourd’hui dans mon passé

Je te promets à présent

De ne j'amais t'oublier

10:31 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Tourbillon sensuel (pour Toi mon prince de mon royaume)

  

Toi qui est le prince de mon gazon,

toi qui un chaud soir de juin alluma la passion,

Abandonne ton jeux de croquet, soit prompt,

Viens croquer le fruit et boire la boisson.

 

Ô mon soleil, mon calice, ma tourterelle aux abois,

Ôte vite ta pelisse, viens, prend ma main, assied-toi

nous pratiquons l'amour d'antan, hein mon fier chevalier ?

Je veux m'accrocher à ta branche, comme toi et ton beau destrier.

 

 

Préviens ta génitrice, et tes aïeux qui ont bien bu,

que du gynécée je veux être la lectrice, et en devenir la bru

D'hier à demain, en passant par aujourd'hui d'aventure,

Tu sera mon étoile, mon guide, ma pâture.

 

Jamais je ne faillirai, dans les sombre méandre du pêché,

je suis trop prude, autant que tu es glabre, ma barque du Léthé

Sois mon passeur, fais moi goûter l'éternité

Que toujours vierge je sois, sauf de tes baisers.

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08/03/2006

Amour papillon. (à mon chaton pouppy, aujourd'hui disparu.)

 

D'un battement de tes ailes,
tu ouvris mon coeur,
papillon petit et frêle,
une promesse de bonheur.

 

Dès l'aube tu virevoltes,
loin des passions, loin des embêtements
et va vite, va, colporte,
la beauté, le sucre, que tu es charmant.

 

Demain ta courte vie sera finie,
mais je ne t'oublierai jamais
mon luth chante tes prés.

 

L'amour est ce papillon poli,
qui demande à la fleur pour la sucer,
et se nourrir de son nectar doré.

22:24 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Ode à toi, chaloupe astrale

Aussi beau qu'un soleil qui se lève,

Mon amour est pour toi sans trêve.

Si de mon jardin tu étais une fleur,

Lys tu serais, homme plein de splendeur.

De mes jours, mon cramique,

Depuis que, Ô joie, l'on se nique,

De mes jours tu as ôté le fiel

Toi ma chaloupe, mon arc-en-ciel.

Et si par malheur entre nous

Par je ne sais quel sort fou

S'imiscait subrepticement un lionceau

de mes mains je l'estourbirais illico.

Mon bonheur est si haut qu'il n'a pas de toit

Oui, de ma vie, mon étoile, tu es le roi.

19:29 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |