20/06/2006

Ode à l’été (qui est ma saison préférée ici à la Trimouille)

Eté chéri,
Ventre Saint Gris
Te voilà venant
Toutes voiles devant
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Je te précède céans d’une poignée d’heures
Pour dérouler devant toi, saison de couleurs,
Mille mots délicats, pleins d’une douce saveur,
Syllabes rondelettes et tapis de douceur.
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Fleurs des champs, glaïeuls francs, roses trémières délicates,
Lavandin, hortensias et beaux lys écarlates,
Qui tout les jours, au saut du lit m’épatent,
C’est à toi qu’on les doit, nom d’une patate !
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Et voilà que Vunouille, à jamais vile fripouille,
Fort d’avoir asséché ma sœur et puis foutu la trouille,
Sort de sont exil poitevin, aaah, insensible arsouille,
Pour me reconter fleurette, et toute la Sainte Tambouille.
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Mais l’été qui poind son nez me rend forte
Et je reçois l’infâme d’une humeur peu accorte,
Je le renvoie fissa, comme s’il s’était agi d’un bas cloporte,
Je règle mes comptes, je ris, je claque des portes.
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Bel été, été doré, au ciel plus bleu que les orangers de mes rêves évanescents
Perle d’Amour te remercie (voilà maintenant qu’elle rit à pleines dents),
Tournevolte, batifole, savoure les prés, court dans les champs,
Eté paisible, jaune et lascif, je me rue dans toi comme un engoulevent.
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Tourneli Tournela
Le Poitou rit aux éclats
Tourneli Tournela
Rions, puisque l’été est là

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18/06/2006

Le retour de la reine (à Tolkien mon auteur de romans d'intigues fantastiques préféré)

Mes amis, mes amis, me revoilà c’est moi.
Je prends un peu de temps pour mes vieilles amours,
C'est-à-dire les fleurs, lecteurs bonheur-du-jour,
Le soleil a mis bas, olé crient les gaulois.
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Je rie encore de cette petite farce,
Que n’avez-vous cru, lecteurs d’ici et de mars,
Que mon nom était Nicole, marie ou Julio,
Ah ah, je vous l’ai dit tantôt, mais adagio !
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J’ai ci-caché mon nom, quelque part dans les pages
J’en souris maintenant, car j’ai l’âme d’une joueuse,
Qui d’un doigt de fée, a glissé dans son corsage,
Un billet intime, et son nom : Beltégeuse
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Quant à moi vous le saviez, la Perle d’amour
N’est qu’un léger et gentillet pseudonyme,
Comme si Lilas amoureuse du gladiateur,
Devenait Antonius pour les arènes à Nîmes.
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Le véritable nom de mon très saint baptème,
Repose au dixième jour de ce beau mois de mai,
Là où les primevères éclatantes s’essaiment,
Et la tulipe telle un’ reine ouvre sa corolle dorée.
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En un acrostiche des plus machiavélique,
J’ai ouvert mon âme à la foule famélique,
En manque d’amour et de tendresse sincère,
Moi j’ai donné mon cœur, comme Marie la Mère.
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Désormais fidèles lecteurs de ma passion floriphore,
Vous pourrez me parler d’homme à femme lampadophore,
Car oui, c’est moi j’apporte la lumière de la fête,
Je suis la vie, je suis la mort, je suis la poète.

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01/06/2006

A la danse qui me fait vibrer (et à sa muse dont j'ai oublié le prénom jadis connu...)

 

Précipitée du lit, aux aurores poitevines,

Saint-Médard aux commandes, il pleut des cordes fines,

Je me dis « Cette fois, c’est tout !  Cornegidouille !

Quinze jours loin de toi, c’est tant que j’en bafouille ! »

 

Me revoilà, pages vertes tant aimées, bercées de printemps et de vents virtuels,

Perle d’Amour revient, et hop ! vieille sauterelle,

Reposer ici bas, s’il ne vous en déplaît,

Maintes histoires coquasses, et moult mots replets.

 

Sautant du coq à l’âne, à défaut de Vunouille

Retourné aux enfers, et loin de la Trimouille,

J’ai occupé mon temps de vacances méritées

Entre un stage de danse, et un de macramé.

 

J’ai toute la semaine, nimbée d’une robe claire,

Dansé des ridondaines, aussi vive que l’éclair,

Ne sentant plus mon dos, et les douleurs de l’âge,

Passant de bras en bras, comme un oiseau volage.

 

Le macramé par contre, quel malheur mes amis !

Je n’y voyais pas clair, mes doigts sont trop petits,

Mon napp’ron fait la tronche, ma sacoche est en biais,

Je suis bien plus habile, pour les plats cuisinés !

 

Alores ce jourd’hui, c’est fraîche comme une rose

Que je reviens céans, et que mes mots dépose

Entre tes yeux lecteur, ami compatissant,

Et je te salue, Ohhh, d’un baiser tout charmant.

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17/05/2006

L'amour, quand un homme ne sait pas le donner... (à toutes ces femmes dont la matrice est fourbue)

Ô puissances de la nuit,

Je vous convoque ce soir,

car se traîne mon ennui,

à la minuit plus d'espoir !

Voyez vous je suis contrite.

Desespoir, Nom d'une prurite !

Fatalité bien écrite,

Me voilà si déconfite.

Mon lit est vide au soir, et mon luth étoilé,

Ne chante plus désormais. Le docteur : envolé !

Mon désir d'un enfant moi qui ce soir ovule,

Est bien seul sans amant, et la vieille chouette hullule.

Comment sans la passion, concevoir un seul être,

Un être qui me change et l' bonheur ferait poindre,

Dont j'envie la tendresse, ah je n'suis pas grand prêtre,

Qui pourrait me bénir et son front pourrait oindre ?

Mais chut j'invoque ce soir,

Comme l'antique sorcière,

Un des démons les plus noirs,

Pour que je devienne mère.

Ah ! Triste ressorts du temps,

Toi qui a conçu les femmes,

Un jour il leur faut l'enfant,

Et on ouït du cerf le brâme.

Je suis déjà bien vieille, excusez mes amis

Mais dans mon doux sein chaud, j'aimerais une saillie

Pour que naiss' dans mon antre, le fruit d'une passion,

Ecoutez la plainte ! La femme en perdition.

Ma résolution prise, il me faut une clinique,

Pour que la vie je sente dans mon ventre bien chaud

Venez obstétriciens, vous et tout' votre clique !

Eprouvettes et seringues, il me le faut in-vitro.

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10/05/2006

Ode au bonheur (en hommage à tout ceux pour qui la vie n'est pas toujours rose)

 

                          Mince ! Me dis-je accourant vite à la cuisine,

                          A rêvasser sur la terrasse avec ma chatte Câline,

                          Rousse comme les blés, tendre et coquine,

                          Insatiable de coquetterie féline,

                          En aurais-tu oublié, Perlette, ce risotto qui cuit, gredine…

                          C’est que le doux soleil qui luit cet après-midi
                          Hâle ma peau et la teint d’une couleur jolie.
                          Remiser son amour, réfréner ses soucis,
                          Ignorer pour un temps les caprices de la vie,
                          Sentir le bonheur quand il nous titille,
                          Tendre les bras vers lui, le boire jusqu’à la lie.
                          Invite-moi, Bonheur, à la fête de ceux qui,

                          Noyés de désespoir et baignant dans l’ennui,
                          Expulsent leurs problèmes et à nouveau sourient !

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09/05/2006

Insomnie (à ce scélérat qui ma dédicace ne mérite pas)

 

Aujourd’hui

Est un jour maudit

Un jour où votre Perlette

N’a plus toute sa tête

 

Les pensées noires

Qui viennent le soir

Encapuchonnées comme la mort

Me font beaucoup de tort

 

Alors je fais le vide en moi,

J’essaie de calmer mon émoi,

Me remboulotte dans la couette,

En espérant que la nuit sera chouette.

 

Mais toujours inlassablement

La vue de son visage me reprend

Et je maudis cette grippe qui m’a menée jusqu’à toi

Mon beau Vunouille pour l’amour de qui me voilà dans de beaux draps.

 

Aujourd’hui, je veux à jamais te tenir loin de mon village

Et sans toi, dans le repos de l’âme et du cœur, voir passer les âges

Toi qui, en plus de ne pas remarquer mes doux élans de passion

A maltraité ma sœur, de la plus horrible des façons.

 

En enfer tu pourriras,

Et tu n’es plus pour moi qu’un vil scélérat,

Mais je t’aime et le sort est bien ingrat,

De donner à mon cœur des coups que je ne mérite pas.

 

Sainte-Rita, patronne des causes désespérées,

Sur la toile je t’implore, belle immaculée,

D’une âme en peine viens à la rescousse,

Et de mon cœur qui brûle calme les secousses.

 

Saint-Antoine, patron des éleveurs de porcs et des charcutiers,

Des marins, des naufragés et des prisonniers,

Libère mon âme de cette fripouille

Qui n’aurait jamais dû mettre un pied à La Trimouille.

 

Et puisque tu es aussi,

Comme souvent on le dit,

Le patron des objets perdus,

Retrouve-moi, je t’en prie, le sourire que je n’ai plus…

 

Pour retrouver ma sérénité,

Je ne sais plus à quel saint me vouer,

Et si sur mon cœur tombe la pluie qui déroute

C’est que seul Saint Médard le faiseur de pluie m’écoute.

 

Mais comme toujours quand ça va mal,

Que Perle d’amour se jetterait bien dans le canal,

Une force commune à tous les humains

Me donne du ressort pour me pousser vers demain.

 

Alors, lecteurs et amis

Du fond de mon repli,

Sache que si ça ne va pas aujourd’hui,

L’avenir est beau, et pour tous, il sourit.

18:26 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

03/05/2006

Tourmente (à l'amour qui un jour m'enlèvera)

Ecoutez mes amis je dois vous dire aujourd'hui
Par quel effet du destin j'en suis restée si marrie
Après la déception succède l'ennui
Vunouille s'en est allé, et ma soeur avec lui.
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Cette soirée avait pourtant si bien commencé
J'avais mis sur ma peau ma belle robe échancrée
Mais ce fieffé docteur ne m'a pas remarquée
Et c'est sur ma soeur qu'il s'est retourné
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Comment lui en vouloir, à elle, si innocente,
Qui a tant de doigté pour faire les permanentes,
Et qui m'avait coiffée, juste avant la tourmente,
Ô cruelle destinée, sois donc plus clémente !
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Même mon poulet basquaise, il ne l'a pas loué,
Même ma prude main, il ne l'a pas frôlée,
Même pas un regard pour mon beau cou orné
Où va doncque l'amour s'il n'est pas remarqué ?
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Ce peut-il que demain si jamais d'aventure,
Entr' ma soeur et Vunouille, une longue idylle dure,
Il devienne mon frère par une alliance pure,
Et qu'entre ses belles mains il remette sa chev'lure ?
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Ouuuh, mais je vais vite en besogne
Je n'vais pas sacrifier à cet amour gigogne
Cette sororité. "Dehors, vieille charogne,
Pensée obscure, qui dans ma tête cogne !"
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Ressaisis-toi Perle d'Amour, car maintenant plus que jamais
C'est l'amour qui t'anime et qui te conduira vers la paix
Et je bénis déjà dans mon coeur, de tristesses amères replet,
Celui qui m'aimera comme on aime le muguet du premier mai.

16:17 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

29/04/2006

 Imprévu que je n'avais pas envisagé. Grrr quelle poisse chers lecteurs (et lectrices!)

 

Oh mes amis quelle excitation,

Je suis bien près de la pamoison,

Ce soir voici le docteur Vunouille,

Et avouer, je dois bien, j’ai la trouille.

 

Ma sœur retrouvée m’aide en cuisine,

Son fils si falot est chez Mélusine,

Je crois qu’il s’amusera bien avec Bartholomé,

Mais horreur ! Quelle est donc cette noire fumée ?

 

J’accours rapidement au jardin,

En courant je me cogne le sein,

J’ai mal et aussi vite que la malle poste,

Je vois que mon voisin brûle son compost !

 

Ma terrasse est noire de suie,

Comment en venir à bout, il faut que je l’essuie,

Ou le bon docteur, en s’asseyant,

Aura les mains charbon autant que le séant.

 

Vite, ma sœur, mon espoir, ma sauveuse,

Apporte moi un seau et de l’eau savonneuse,

Il ne faut pas ici de compromission,

Si je ne veux pas faillir à ma belle mission.

 

Car oh oui, ciel, depuis que mon mari,

Mort sur la route, alcoolisé, en pure folie

M’a quittée au soir de notre amour,

J’ai bien cru ne plus jamais voir le jour.

 

Aujourd’hui j’ai retrouvé l’émoi,

Et depuis bientôt un mois,

Je pense sans trêve au praticien,

A ses mains blanches posées sur mes seins.

 

Hâte toi,  perlette, presse ton pas,

Ou jamais prête tu ne seras,

Va vite te poser sur une chaise,

Pour mette la dernière main à la patte du poulet Basquaise !

15:08 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

26/04/2006

Songe d'une après-midi d'été (à Shakespeare dont je suis l'humble admiratrice)

M’étant peu alanguie sous le soleil d’avril

Préférant au transat les travaux botaniques

Aujourd’hui je m’étends comme une nymphe gracile

Et des oiseaux des champs j’écoute la musique

 

En songeant je me dis « Ce bon docteur Vunouille,

Qui dans ma maladie était plein de bonté,

D’un juron poitevin, je lance ‘Mortecouille !’,

Il est venu le temps de chez moi l’inviter. »

 

Dîner dans l’atrium et sentir sa présence

Dans sa voix basculer et me laisser bercer

Ou bien sur la terrasse, entraînés dans une danse,

Se frôler le flanc droit dans une valse effreinée

 

Et puis quand mon huis tremble, l’imaginer derrière,

Descendre glorieuse dans ma robe vert bouteille

Approcher tremblotante de la clinche de fer

Ma main manucurée empourprée de vermeil

 

Et je vois son visage dans la pâleur du soir

Je lui dis « Entrez donc, que c’est bon de vous voir. »

Précautionneusement, je le ferai s’asseoir

Virevoltant autour comme un bel encensoir

 

Massive est l’argenterie, la fourchette l’est donc,

Pour gober tous les mets, ma bouche s’ouvre telle une conque,

Et je vacille entière dans ce plaisir buccal

Ooh je veux le manger, quel supplice de Tantale !

 

Discrètement sous la table ôter un escarpin

Pour du pied de sa chaise toucher le sapin

Attraper un frisson, un frétillement joyeux

Tout le long du repas, le dévorer des yeux

 

Mais hola, chers lecteurs, voyez-vous je m’égare

Il est temps à présent de redresser la barre

L’appeler sans traîner pour ici le convier

Préparer le menu et la table dresser

 

Ma sœur sera présente et j’en suis fort ravie

Pour assister tremblante aux douceurs que la vie

Accorde à chaque instant à ceux qui la saisissent

Je suis de celle-là, et c’est bien mon seul vice.

 

20:16 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

24/04/2006

Retrouvailles (à Elle, que tu vas découvrir et que je ne quitterai plus)

Tulipes poitevines, qui, une à une, sortez le bout du nez
Vous rendez tellement plus douces mes journées
Jaunes, rouges, orange ou roses, belles colorées,
Le printemps est là, vite, dans l’herbe me rouler

Soleil sur La Trimouille, éveil de mes ardeurs
Devant tes rayons jaunes, je suis pleine de candeur
A l’image de ce vent qui berce mes humeurs
Les heures passent lentement… Dieu, merci pour ces douceurs

Préparer l’apéro, pour mon hôte chérie
Qui pour quelques journées a déserté Paris
Du Boulevard Poissonnières aux venelles d’ici
Je me dis une fois d’plus qu’elle est jolie la vie

Les forsythias précoces éblouissent l’espace
Et c’est un vrai bonheur d’être sur la terrasse
Faites qu’avec ce nuage le beau temps ne trépasse
Et que de froid, tout à coup, nos corps ne se glacent

Mais il n’y a pas de risque et coule l’apéro
Un pastis pour elle, et pour moi, un pineau
« Oh ma sœur, fais mollo ! Rajoute-moi un peu d’eau »
« C’est vrai, dis-je, j’ai le bras un peu lourdaud ! »

Chers lecteurs adorés,
Qui pour mes pages vertes
Ont du temps sacrifié
Vous faites cette découverte…
Trop fébrile je n’pouvais
La tête froide, sans pleurer
Te confier ce secret
Que je ne peux garder.
Cette femme qui naguère,
Tenait son fils en mains,
Au boul’vard Poissonnière,
Yeux plantés dans les miens,
C’est ma sœur que j’aime
Et qu’aujourd’hui je serre.
Elle est restée la même
Et pour toujours j’espère.
Une autre fois peut-être
Je coucherais ici
Derrière ma fenêtre
Sur mon clavier chéri
Ce qui fait qu’elle et moi,
Un jour d’hiver ancien,
Nous avons fait le choix,
Dilemme cornélien,
Lourdes de trop d’éclats
Et de drames à gogo
D’ensemble sonner le glas
De nos liens familiaux.
Ca f’ra sept ans bientôt
(Dieu, sept ans, c’est trop long !)
Qu’elle a fui en auto
Lussac, Montmorillon.
Un jour tu sauras tout,
Lecteur fidèle et bon,
De Paris, du Poitou,
De Caen ou Montluçon…
Je voulais simplement
Par ces quelques fragments
D’explications, seulement,
T’expliquer mon tourment.

Vous qui partout en France lisez ces quelques lignes
Sachez que la famille est plus douce qu’une guigne
Et que de trop de heurts, se quitter sans au revoir,
L’âme se meurt, malheureuse, le cœur au désespoir.

15:01 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

20/04/2006

Haikus du soir.

Depuis mon retour,
Je suis tout en émoi.
J’héberge un être cher sous mon toit.
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Penser à inviter mon docteur Vunouille
A dîner j’en suis fort aise,
Je prépare un poulet Basquaise.

22:33 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

A elle, sur les traces de qui ma vie m'a menée

 

« Paris ! Paris ! », oserais-je vous avouer

Ce qui là-bas m’est arrivé

Au détour d’une innombrable ruelle

Ni trop petite, ni trop grande, ni trop belle

Alors que de Pigalle,

Seule et sans escale,

Je rentrais au Sentier,

Pour de la chambre d’hôtel retrouver l’oreiller…

 

De très loin, Boulevard Poissonnière,

A moins que devant mes yeux ne soient que poussières,

Je vois s’avancer, démarche familière,

Une femme à la silhouette si singulière.

Et mon cœur s’emballe et s’effarouche

J’écarquille les yeux et je me dis « Peut-être que je louche… »

Mais tout est clair maintenant

Et mon cœur frémit et tout tremble dedans

 

D’abord elle ne me voit pas

Elle avance, confiante dans son pas

Au bout du bras elle tient un enfant

Oh, je lui donne quoi… cinq ou six ans…

Une toute petite tête blonde

Au bout d’une femme un peu gironde

Même si, Dieu que tout cela est fou,

Comme moi, elle vient du Poitou.

 

Il y a du monde ce matin

Sans doute y a-t-il un marché dans le coin

Les vieilles dames sans atours

De toutes les rues adjacentes accourent

Traînant derrière elles de petits diables à roulettes,

Pour, de leur matinée, ramener les emplettes

Il n’est pas cinq heures comme dans la chanson

Mais il semble que Paris s’éveille, et c’est si bon !

 

Mais je m’éloigne de ce qui ce matin m’occupe,

Cette femme, donc, portant une longue jupe,

D’abord ne me voit pas et d’un air rêveur

Coule dans la foule et toujours tressaute mon cœur.

Depuis dix secondes je me suis arrêtée,

Je la regarde s’avancer d’un air médusé

Il faut qu’elle me voie, « Maintenant ! » me dis-je

Et voilà qu’à présent, c’est elle qui se fige

 

Je ne saurais vous dire combien de temps

Nous sommes restées là nous regardant

Quelques minutes sans doute, et tout à coup j’ai peur

Il faut que je me calme et que je réfrène les pleurs

Et le petit tire le bras de la dame et nonchalamment

Lui demande , « C’est qui ?  Dis, c’est qui maman ? »

Et de mon corps s’évanouit toute peur

Et les larmes qui coulent sont celles du bonheur

 

Elle esquisse un sourire et fait fondre mes craintes

Et tout ce qui suit est aussi fort que l’absinthe

De sa main elle dessert l’étreinte qui la relie

A son fils qui, du regard, ébahi, la suit

On s’avance l’un vers l’autre et dans un instant

Je sentirai ses bras dans la chaleur de l’élan

Qui est-elle, vous direz-vous, impatients…

Mais tout cela est trop fort, je ne peux le dire maintenant.

12:35 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

08/04/2006

Paris mon Amour (A Victor Hugo dont je n'ai pas toujours su finir les opus)

C'est décidé, dès cet après-midi, j'irai
A la SNCF m'acheter un billet
De Poitiers à Paris, aller-retour bonheur
Une ville lumière pour enflammer mon coeur
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
De tous temps j'en rêvais et voilà ça y est
La Seine me donnera tous ses plus beaux attraits
En ascenseur très haut je voudrai me hisser
Pour du haut de la Tour, de Paris me griser
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Au Canal Saint Martin je remplirai mes mains
De galets tout bleutés comme Amélie Poulain
Mes vingt ans retrouv'rai et d'un geste gracieux
Ferai des ricochets des larmes plein les yeux
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Aux gal'ries Lafayette je ferai mes emplettes
Comme ces belles dames et je serai replète
De tant de beautés offertes à mon regard
Et j'aurai bien envie de remplir mes placards
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Pour moi seule je le sais, le Moulin tournera
Rouge comm' mon coeur bercé, Paris me donnera le la
Les lumières de Pigalle me f'ront tourner la tête
Les néons à jamais seront ceux de la fête
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Pour faire encore une fois un clin d'oeil à l'histoire
Sur l'île je me rendrai prudente à ne pas choir
Des Tours de Notre-Dame faire comme Quasimodo
Dans son humble demeure, réprimer un sanglot
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Puis au Musée Grévin j'actionnerai ma cervelle
Pour reconnaître alors ces figures éternelles
Lady Di, Madonna, Tina Turner, si belles !
Cette visite j'en suis sûre sera sensationnelle
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Puis prendrai le métro direction Père Lachaise
Pour voir tous ces grands hommes couchés tout à leur aise
Entre les marbres le soir d'une humeur vespérale
J'errerai le teint blême et l'esprit monacal
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
J'espère qu'au détour de la rue Germain Pilon
L'amour frapp'ra trois fois et comme l'aquilon
Un séducteur affable et ses calembredaines
Me susurr'ra tout bas, dans l'oreille "Je vous aime"

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07/04/2006

Que pullule l'aspérule (à Ronsard dont le nom m'évoque ce gentil fruit d'août qu'est la mûre)

Le soleil rebrille sur ma ville et sur mon coeur
Me rendant de la plus belle des humeurs
Dans une poêle j'ai déposé au fond d'un fond de beurre
Un morceau de veau qui vient de chez ma soeur
Recroquer la vie à pleines dents n'est plus un leurre
Depuis que loin de moi, j'ai laissé mes douleurs
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Cet après-midi sans crier gare
Je m'en irai sans attrait et sans fard
Sûrement je ne me mettrai pas en retard
Je remiserai chez moi tout mon cafard
Mon coeur et mon corps font un tel tintamarre
Oui, tout de suite, il faut que je me barre
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J'irai voir si d'aventure, aspérule odorante,
Dont les vertus sans cesse je vante,
(A moins que mes grands-mères ne mentent)
A pu de l'hiver sortir de la tourmente
Et sortir de terre leur feuille couleur de menthe
Avec son goût qui parfois me hante
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Je la cuillerai dans un petit panier
Excitée, je serai, je ne peux pas le nier,
Comme une enfant se costumant au grenier,
Comme une femme découvrant un beau collier
Comme un mathématicien devant un nouveau boulier,
Et je la mélangerai à quelques fruits d'été.
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"Mignonne, allons voir si l'aspérule
Qui ce matin dans les sous-bois pullule
N'a point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe immaculée
Et si son teint au mien jadis pareil..."
Me suis-je exclamée au réveil !
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Mais déjà je sens que le temps passe
De nouveau vers il ne faut pas que je m'embarasse
Je vois que je suis encore bien trop loquace
Je veux saisir le bonheur car il est si fugace
J'ai hâte de déguster sur un pain fougasse
Toutes ces confitures faites du butin que je ramasse.

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06/04/2006

Le médecin malgrès moi. (Au docteur Vunouille que je vais inviter bientôt à diner en tête à tête dans ma demeure parée de milles feux.)

Ma grippe était maligne, elle était bien cachée,
Elle a fait la maline et aux médocs a résisté.
Dans le Poitou, une clinique m'a accueilli,
Je reviens mettre mes mots sur la toile aujourd'hui.
------------------------------
Le médecin qui a si gentiment pris soin de moi,
avait des yeux d'or et sa spécialité : le foie.
Il a dit que le mien se portait comme un charme,
mais que la couleurs de mes glandes, c'était le parme.
++++++++++++++++++++++++++++++
Une grippe ça se soigne, mais dans mon cas,
Il a fallu une perfusion pour m'éviter le trépas,
Je maudis le premier qui a contracté une pneumonie,
Mais que mon doux guérisseur, de loin soit béni.
*****************************
Avec mon cathétère, belle alanguie,
Des comprimés pilés dans le yahourt de midi,
la belle infirmière me dit dans un sourire,
votre docteur Vunouille va vous mettre un colyre.
============================
Je me ressaisis, et me rassois dans la torpeur,
de ne pas lui plaire j'ai trop peur,
je chasse d'une main preste une mèche de mes cheveux
Je crois que je dois vous faire un aveux.
---------------------------
Dans ma longue expérience, j'ai aimé et désiré,
des hommes, la nature et la rosée de mai,
Mais aujourd'hui guérie et heureuse,
je crois que je suis tombée amoureuse.
___________________________
Dans sa blouse blanche il me fais frémir de joie,
Mon docteur, mon sauveur, je suis en émoi.

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31/03/2006

La méchante grippe

 

Depuis trois jours et sans crier gare,

Venue sans doute de nulle part,

La grippe me retient prisonnière

D’un lit devenu tanière.

 

Loin de mon monde d’amour tout vert

Je suis fiévreuse et je me terre,

Et je manque de force et d’énergie

Pour apposer ici mes poésies

 

« Une semaine », a dit le docteur

Qui est toujours de bonne humeur

« Vous devez rester au lit

Si vous voulez être vite guérie ! »

 

Mais cela ne fait pas mon affaire

Moi qui ai tant de choses à faire

Mes les forces déjà me manquent

Et la fièvre m’écrase comme un tank

 

Sous ma couette je retourne

Et mon passage il faut que j’ajourne

Je reviendrai ici très vite

Il faut juste que la grippe me quitte

 

Portez-vous bien lecteurs d’amour

Je pense à vous tous les jours

Et vos petits mots seraient un bon sérum

Sur perledamourrr@hotmail.com

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28/03/2006

La Vieille (A ma voisine qui m'offre souvent un verre de Calva fermier)

Courbée et indolente, elle passe ses journées,
dans l'angoisse et l'attente, d'une compagnie inespérée,
Elle est seule, elle et son jité,
Jean-Pierre Pernaut sera son seul invité.
----------------------------------
Ma petite voisine a bientôt 90 ans,
Quand on sonne à la porte, elle tremble assurément,
Elle dit "on est jamais trop prudents"
Et malheureusement, elle n'a plus beaucoup de dents.
----------------------------------
Alors vers treize heure, avec son seul invité,
Elle leur sert un Pernod, dans des verres à Chimay,
Je l'entends qu'elle lui parle, qu'elle lui dit des mots doux,
C'est un couple parfait, il n'y a jamais de courroux.
----------------------------------
Parfois dans l'escalier, je la croise encapuchonée,
Je lui ouvre la porte, et sans son dentier,
elle postillonne et me dit "Je profite de l'aubaine"
Que c'est triste d'être vieille et veuve d'un capitaine.
----------------------------------
Plus de plaisir, ni de la chair ni des sens,
Elle dit " vous savez à mon âge" et j'entrevois l'essence,
d'une existence passé à approcher les pantoufles,
d'un mari qui la trompait, d'un fieffé maroufle.
----------------------------------
Maintenant elle pense souvent à la mort,
Et quand elle s'absente, pour sortir dehors,
Elle laisse un petit mot, comme si quelqu'un passerait,
"je reviens tout de suite" signé madame Berthier.

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27/03/2006

Haïku du soir (Pour le chien de mon voisin qui me fait bien rire)

Le Chien:
-------------------
Quand le petit chien
aboie frénétique,
Je n'ai pas de peur panique.
-------------------
Le Chien 2 :
-------------------
Dans l'eau du petit bassin
Tu t'ébats, tu giclottes
Et tu cours près de moi

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24/03/2006

Lit de rosée (à lui dont j'ai eu temps de mal à m'écarté)

Le ciel est lourd et la pluie ne veut pas venir

Mon coeur se trouble comme l'eau de cet amour

Qui m'use bien plus qu'une journée de labour

Avancer dans la vie, tenir, toujours tenir

 

C'est ce que je me dis mais c'est plus facile à dire qu'à faire

Les discours sont faciles, les discours sont futiles

Et toujours, sans cesse, le doute me mutile

Et mes humeurs changent, je pense tout et son contraire

 

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse

Dans mon coeur il est temps que je fasse de la place

J'aurais du écouter cet adage tellement vrai

 

Ecarter les sirènes, m'éloigné de ses bras

Lui dire en face qu'il ne doit plus compter sur moi

Et sur un lit de rosée, m'endormir en paix.

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22/03/2006

 Sept ans, la malédiction du miroir est achevée ( A E, parce que je n'ai pas dormi cette nuit)

Il y a sept ans, en ce jour funeste,
Je revenais d'un repas indigeste,
Quand sonna le lourd et noir téléphone,
Qui d'un seul coup me laissa toute aphone,
C'était encore un malheur pour ma pomme,
Une bien affreuse nouvelle en somme.

 

Le frène de la route nationale
Et vous allez voir, ce n'est pas banal,
Garde encore les stigmates de ce drame,
Qui fait que depuis tout ce temps je rame
Le brûlé que je crois encor sentir
De mes nuits, les rêves, fait fuir.

 

Ce jour là, dans l'océan de froideur,
Mais laissez-moi sortir de ma torpeur,
Je les vois emplis de bell' sainteté,
Eux, mes tant aimés qui sont ce sont ce soir-là totalement évaporés en fumée.
Pof, plus rien,
Mais quoi, était-ce bien là mon destin ?

 

Elle et lui, tout ensemble dans la mort,
C'était un frène, et pas un sycomore,
Ont péri com' de vulgaires éméchés,
Avouez que dans un frène aller s'encaster,
Oh combien ce n'était vraiment pas une bonne idée !
Alea Jacta est, le sort en est jeté.

 

Depuis ce jour mon corps je vandalise,
J'ai rêvé mille fois de faire mes valises.
J'aurais du être là, et ce soir là,
Ma vie s'écroula, par terre, patatra,
2 grammes c'était vraiment un de trop,
l'alcool c'est vraiment le pire des maux.

23:02 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/03/2006

Parcqu'une mauvaise nuit m'attend. Je vous raconterai. Bonne nuit

 

Haïku pour dormir.

 

 Mon petit verre de lait,

Sur la tablette,

Penser à lui passionnément.

 

Haïku pour se réveiller.

 

Ouvrir les yeux et les volets,

Les uns collés, les autres cloîtrés, 

Descendre le petit verre de lait.

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A R. (parce que l'Amour avec un grand A amène parfois la haine avec un grand H)

 

De toi je m’approche

Mais de moi tu ne veux point

Pour éviter les anicroches

Pleine de tristesse je serre les poings

 

Tu sais que mon cœur tu écorches

Mais pour toi seul, compte le tien

Tu me regardes comme une Folcoche

Et soudain la colère vient

 

Tu es parfois une personne moche

Même si divins sont tes coups de rein

Rien dans les mains rien dans les poches

Je suis nue et j’ai du chagrin

 

Ai-je vraiment un rien qui cloche

Que tu m’regardes avec dédain ?

Je ne suis pas qu’une simple encoche

Que tu combles quand l’envie vient

 

A me prendre pour une fantoche

Tu risques de te brûler les mains

J’ai plus d’un tour dans ma sacoche

Tu ne paies rien pour attendre, demain

 

Tu crois que je suis une femme fastoche

Mais tu n’sais rien de mes desseins

Un jour je te couperai la floche

Et on verra qui rira bien

 

Une dernière fois, petit Gavroche

De tes mains caresse mes seins

Et si jamais tu rates le coche

Je t’estourbis, mon p’tit poussin

19:46 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

20/03/2006

La jeune fille au bain. (Pour Maman et Papa, sans qui je ne serais née)

 

Quand elle se déshabille dans les premières lueurs du matin,

Elle sait que George, son voisin,

De son œil acéré la courtise,

Elle qui est une si belle friandise.

 

Mais la jeune fille le sait bien,

Et, d’un air qui se veut mutin,

Elle glisse dans l’eau du bain et cerise,

Sa peau rougis comme George qui a ouvert sa chemise.

 

Il a chaud, elle se délecte d’une mousse aux accents de satin,

Et derrière ses croisées il rêve à un certain matin,

Où il viendra lui frotter et par l’entremise,

Glisser entre les eaux avec elle, sans sa chemise !

 

D’une éponge pressée, elle caresse ses seins,

Tandis qu’il exulte, en serrant bien le poing,

Dans sa joie immense, faisant fondre sa banquise,

Suzette lui jette un clin d’œil, insoumise.

 

Ce matin là crucial, il le fut bien,

Car George stimulé par l’avance digne d’un sacristain,

Il se dit « Mais cela fait dix mois que je fais la même bêtise !

Allons donc saluer la libertine marquise ! »

 

Et assommant le fiancé, se tirant d’un sérieux pétrin,

Il pose un baiser sur les lèvres de la belle au bain.

Minaudant et ainsi le voisin elle paralyse,

Le fait basculer dans la moite baignoire et l’électrise.

 

C’est ainsi que ce fut ce beau matin,

Dans l’humide réceptacle urbain,

Que par le couple, mais je me gargarise

Bien au chaud, je fus commise.

20:50 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

19/03/2006

frénésie féline (à cette matinale apparition féline de l'aube)

 

Ce matin, dans la cuisine,

J’ai vu le chat de la voisine,

Et à mon grand étonnement,

Il était bleu et c’était très charmant.

 

Petit chat bleu, tu me donnes l’envie,

De mettre mille couleurs dans ma vie,

Ne t’en vas pas, pourquoi tu fuis,

J’envie ta robe pareille à la nuit. 

 

Mais déjà tu es parti,

Baguenauder et jouer avec tes amis,

Je voudrais te crier « ouistiti »

Et te faire sourire comme un bébé gentil.

 

Si tu repasses dans mon jardin de verdure

J’aimerais qu’un peu ta présence dure,

Je te couvrirais d’une couverture,

D’amour et de passion, petite créature.

 

Ai-je rêvé, ta présence fut tellement furtive,

Que j’en restai toute contemplative,

Des beautés et merveilles à foison,

Que me réservait ta sémillante toison.

 

Mais trop maigre tu franchis mon jardin,

Pour un peu je m’effondrerais de chagrin,

J’aurais voulu te donner un peu de pain,

Et te recueillir dans la chaleur de mon sein.

 

Mais tu t’en vas, fantomatique,

Et moi je vais comme en pilote automatique,

Faire une croix sur ta présence,

Qui m’eût réconforté les sens.

12:46 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

16/03/2006

Ah mon Jojo ! (Au chanteur qui parle à mon coeur depuis tant d'années que je suis une femme et fière d'être une fan de ce monstre sacré de la chanson francophone qui fait battre nos coeurs depuis si longtemps.)

Quand sous les cris de la foule en délire,
tu arrives tout moulé dans ton cuir,
Je sens ma sueur couler dans mon dos,
Et voilà, je mouille mon maillot !
---------------------------------
Johnny fais partie de ma belle vie,
où Gabrielle et Laura ne sont pas rivales,
puisque je sais que pour toutes les femmes d'ici,
Tu es le chanteur le plus génial.
---------------------------------
Quand de ta grosse voix virile,
tu tonitrues, tu rugis, tu m'obnubiles,
Et même si cela fait bien longtemps que je suis nubile,
Ma passion pour toi n'est pas si futile.
--------------------------------
Je fais moults kilomètres,
le long des routes, des étendues champêtres,
Dans ma caravane orange usée par le temps,
C'est par la petite lucarne que je vole vers tes chants.
--------------------------------
Ô toi le tatoué, toi le motard solitaire,
ne me fais pas la cour mon coeur je dois le dire est pris,
Par celui qui fait vibrer la nuit,
l'aigle, le chanteur, mon Johnny.

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15/03/2006

Puit du chagrin

 

Dans un beau tombeau noir et d'agate,
j'ai mis là en vrac, tout disparate,
ce que me disait mon coeur de toi,
quand j'étais encore dans tes gros bras.

 

Oui car tu es déménageur;
Dans tes bras je n'avais plus peur,
Ni du loup, ni du noir puit du jardin,
Je me sentais comme un petite fleur de jasmin.

 

Mais ah ! Tu as dit bye bye,
et c'est avec Simone que tu t'encanailles,
Moi je reste comme une vieille femme de marin,
seule sur ma bite, l'amarrage est lointain.

 

Desormais seule je pleure noir comme suie,
et à moi seule je remplis tout le puit,
où certainement je me jetterais,
quand d'espoir plus je n'aurai.

 

Adieu tristesse, adieu goulot,
Je ne boirais plus de mauvais bordeaux,
Désormais je retourne toute sèche
à la terre, froide et revêche.

23:12 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Mon soleil levant (au Japon que j'aime depuis si longtemps et où je rêve d'allé)

 

Tu me souris là sur ta pancarte de plaque émaillée

Et mes états d’âme tu écartes d’un geste buccal parfumé

Grain de riz, grain de vie

Tes yeux rient. « C’est la vie »,

Semblent-ils nous confier.

 

C’est la vie, et tu ris et la rouille ne peut rien attaquer

Ton sourire émaillé sur cette toile parfumée

De rizières, de jasmin

De ton pays lointain,

Tu me fais chavirer.

 

De ton pays lointain, chavire mon destin

Emporte moi très loin

Fleuve doré, teint de thé

Que rien ne puisse nous séparer

A jamais, Orient, eldorado rêvé

15:55 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

14/03/2006

Haïku du soir, espoir (pour toutes les femmes qui souffrent)

La couperose est
vraiment mortelle
pour ma sexualité.

22:53 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Destinée (Je dédie cet acrostiche "Amour Chamade" à Roger que la vie m'a arraché trop vite)

Ardente plage de mes quinze ans révolus,
Mer argentée, oui, devant toi je suis nue
Oh, j'étais belle et fraîche en ce temps-là
Unique au monde, tu me donnais le la,
Roger et moi, le soleil au bout des bras
 
 
"C'est chouette, hein, dis ? C'est comme un paradis !
Hi hi, que tu es brune ma chérie !"
Avecque vous les jours paraissaient doux
Mer, amour, la passion nous rendait fous
Amphisbène amour, au panthéon du coeur
Dommage qu'entre Limoges et Honfleur
Entre nous, les kilomètres déchirent mon coeur

15:22 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/03/2006

Mon coeur sur le feu (à toutes celles qui ont été trompées)

Pourquoi donc, toi qui m'aimes au plus fort de la nuit
Déplores-tu la douce ardeur de notre passion,
Moi qui gamberge tant, de midi à minuit
Et voit mon coeur pleurer, jusqu'à l'inanition
--------------------
Pourquoi toi, ma douceur, mon bel immaculé,
Fiches-tu dans mon coeur, javelot épointé,
Acéré comme lame, comme requin denté
Fais vaciller le feu, ha, il brûle à côté !
--------------------
Je resterai toujours ton ardente Phrynée
Même si c'est la voisine à qui tu as fait la cour hier matin
Reviens-vite avec tes yeux éponger mon chagrin
--------------------
La tuer je voudrais, elle tant abhorée
Faire mariner son foie et attendre demain
"Quel délicieux ragoût, qu'est-ce que tu cuisines bien !"

17:17 Écrit par Perle d'amour | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |